dimanche 1 décembre 2013

Promothée et les maîtres chanteurs à l'antisémitisme



Paul-Eric Blanrue fait partie de cette nouvelle génération d'écrivains-historiens qui ressuscitent avec mérite et vaillance les nobles lettres de la pensée critique. Envers et contre les réticences, voire les résistances doxiques, la bien-pensance du même ordre, il se bat depuis plus de 20 ans contre les marchands de l'apocryphe, les mystificateurs de l'histoire, les occultistes de tout bord et leurs disciplines d'arcane.

Comme tel, ce Prométhée des temps modernes ne peut que s'attirer les foudres des gardiens de l'Acropole. Pas que les sentinelles pouvant se réclamer du vieil ordre mythique, gréco-latin ou encore judéo-chrétien(1). Mais aussi les cerbères du temple de Salomon, les thuriféraires de l'ordre sioniste.

Quand Blanrue  transgresse la porte de fer interdisant l'accès à certaines  zones de la mémoire humaine, que ses lumières éclairent d'un jour nouveau ce que les rentiers du mensonge(2) veulent maintenir -mystifié et momifié- sous les sceaux appendus, cela ne peut réjouir ni laisser indifférents les chiens de garde sionistes et leurs auxiliaires semés dans les diverses institutions étatiques de l'Occident.

Depuis plus d'un demi siècle, c'est-à-dire depuis l'issue de la deuxième guerre mondiale et jusqu'à la fin du XXe, le sionisme a tout fait pour tenir en otage l'Occident. En tenaillant systématiquement sa conscience,  en tétanisant sa pensée, en pétrifiant son cerveau encagé dans le complexe de la culpabilité historique. Chaque fois qu'une voix tente de se rebiffer contre cet état de servitude intellectuelle, manifeste des velléités de se
soustraire à telle cage, sans délai les cerbères montrent leurs crocs, clabaudent tout leur soul à l'antisémitisme infâme et son auteur sacrilège. Et ainsi usant et abusant de ce Hocus Pocus (3) on ne peut plus performant, de cet abracadabra aux vertus à la fois hallucinogènes, hypnotiques, terrifiantes, paralysantes, ces chiens de garde sionistes ont fini par créer un réflexe mental plus ou moins greffé dans l'inconscient du continent, un mécanisme inhibitif qui conjure toute pensée critique susceptible de soustraire à son carcan l'Occident tenu d'expier à perpétuité sa faute historique.



Mais le monde évolue. Et le sionisme -vieillissant et ne soupçonnant pas son imminente fin- est incapable d'ajuster la cadence de ses pas à cette évolution. Il est incapable de pallier à l'usure de ses vieilles armes. Alors même qu'il continue de faire main basse sur les circuits de l'information, qu'il tient en laisse ses caniches au sommet de la pyramide politique, que ses officines -en Occident ou ailleurs- ont toujours l’œil et l'oreille à tout, il ne parvient pas à endiguer ce vent de sédition culturelle qui souffle sur le monde et secoue dans sa cage "l'otage". Qui pis est, se propage déjà à "la maison", menace jusque chez eux les enfants de Sion, comme l'attestent tant de voix juives dissidentes, que ce soit dans la diaspora ou en Israël.
Il y a quelques années, la France qui ne s’embarrasse jamais de donner des leçons quand tel ou tel pays pèche à l'endroit des droits de l'homme, et en particulier dès qu'il y a atteinte ou entrave à la liberté d’expression, a privé Blanrue de se faire publier chez les éditeurs français. La censure sarkozyste qui a frappé le livre Sarkozy, Israël et les Juifs(4), chantage à l'antisémitisme que l'auteur n'a pu contourner qu'en se faisant éditer chez Oser Dire en Belgique, prouve -si besoin est- que la France n'est pas habilitée à professer les principes de liberté. Ni à prêcher contre les pays qui violent tels principes, tant qu'elle-même se permet de bafouer au clair du jour la liberté d'expression. Il va de soi que les lobbyistes sionistes qui ont œuvré pour que l'ancien livre de Blanrue ne soit pas édité ni diffusé en France sont les mêmes qui récidivent aujourd'hui pour mettre sous le bâillon et le pilon la nouvelle édition de Anthologie des propos contre les Juifs, le judaïsme et le sionisme.
   
Interviewé par Raphaël Berland et Jack Liberta (Cercle Des Volontaires), Paul-Eric Blanrue nous donne tous les détails de cette mise sous le pilon de la nouvelle édition de son anthologie.







Ahmed Amri
01.12.13



Notes:

1- On songe ici à toutes les investigations faites au sein du Cercle Zététique , concernant soit des artefacts soit des phénomènes dits paranormaux. Outre les articles disponibles en ligne à ce sujet, on ne saurait trop recommander la lecture du livre Le Secret du Suaire : autopsie d'une escroquerie, éditions Pygmalion, Paris, 2006.

2- Norman Gary Finkelstein et Yoav Shamir, deux juifs antisionistes, ont dénoncé, le premier à travers son livre L'Industrie de l'Holocauste, le second à travers son film documentaire Defamation ces  rentiers du mensonge qui, à travers l’ADL entre autres officines sionistes et machines lobbyistes, utilisent le complexe de la culpabilité historique pour extorquer des fonds à l'Occident.

3- Bruni Guigue définissant l'antisémitisme (comme Hocus Pocus) en dit: "Antisémitisme. Mot sésame, mot magique, il dit tout, il condense en un éclair les affres du monde moderne. A peine proféré, il impose la circonspection et paralyse la pensée critique. Brandi comme une menace, il enjoint au silence, comme si quelque chose de terrifiant et de sacré était en jeu, condamnant chacun à surveiller ses propos de crainte de blasphémer." La conférence de Téhéran et les Faurisson pro-israéliens

4- Pour les arabophones, un article présentant l’œuvre et son auteur sur ce même blog:
ساركوزي وإسرائيل واليهود- بول إيريك بلانرو





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