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mardi 30 mars 2021

Robe: le mot dérive de l'arabe, et non d'un étymon germanique

 

Brutus fist ses grailles soner,
Si fist sa gent à retorner
Conseil prisent qu'il s'en iroient,
Et cèle terre guerpiroient.
Lor robe prisent et la proie. (Wace)
[1]

 

Contrairement à l'idée bien ancrée dans les références philologiques et lexicographiques du monde entier, le mot robe, attesté en français depuis 1155, est d'origine arabe, et non germanique.

Le Bal, peinture de James Tissot

 

ِCette assertion vous laisse circonspect, voire dubitatif ? Il n'est que de consulter n'importe quelle référence lexicographique arabe en ligne [2] [3] [4] [5] [6] et chercher ce que signifient la racine رَبَعَ "rabaâ" et ses nombreux dérivés: رَبْعٌ "rabôn",  رُبَاعٌ "robaâ", رَابِعٌ "rabiî", مِرْبَاعٌ "mirbaâ", pour se rendre compte que c'est bien dans l'arabe qu'il faut chercher l'origine du mot, et non dans l'ancien haut-allemand [7] ...Voici un échantillon, extrait de Tèj al-Arous (Couronne de la Mariée), le dernier dictionnaire complet de langue arabe, lequel regroupe, en 35 volumes,  le contenu de tous les dictionnaires qui le précèdent, à commencer par al-Aïn (La Source) du 8e siècle.

Tèj al-Arous تاج العروس 

 

J'en traduis la substance, à savoir ce qui est souligné sur la copie d'extrait en jaune et en rouge:

"ربع rabaâ une nation, à l'aoriste يربع yerbaôu, déverbal ربع rabôn: s'adjuger le quart de ses ressources, tout comme عشر âchara (en prendre le dixième), déverbal عشر ôchr.
ربع rabaâ une armée: prendre le quart de son butin, à l'aoriste يربع yerbaôu. D'après Assaghani [astronome persan et historien des sciences (mort en 990)], ربع rabaâ c'est aussi être le 4e bénéficiaire d'un butin, ou s'adjuger le quart du butin. Le déverbal qui désigne la part du butin revenant à l'armée est tantôt ربع "robôn" tantôt رباعة "robaâ".
Le hadith [dit du Prophète] mentionne: "ne t'avons-Nous pas permis de تربع t'arbaâ [t'adjuger le quart du butin] et تدسع t'adsaâ [faire des dons généreux]? Ce qui signifie: n'avons-Nous pas fait de toi un chef obéi? A la jahilya (période antéislamique), le chef s'adjugeait le quart du butin pris par l'armée; l'islam a réduit ce quota au cinquième, en vertu de la sourate Al-anfal (le butin) où il est dit: "sachez que, de tout butin que vous avez ramassé, le cinquième appartient à Allah, au messager, à ses proches parents, aux orphelins, aux pauvres, et aux voyageurs (en détresse)..." 

Quel rapport, me dirait à bon droit le lecteur non averti, entre cet extrait qui parle de butin et la robe ?

En fait, le rapport est explicitement clair dans le sens initial du mot français, tel qu'il fut attesté pour la première fois en 1155. Sous la plume du poète normand Wace, "robe" n'avait aucun rapport avec le vêtement, puisque le mot signifiait « butin, dépouille de guerre ». Et ce sens s'est plus ou moins conservé dans le dérivé verbal "dérober" qui signifie "enlever ou voler en cachette". Ce n'est que vers les années 1170, soit 15 ans après son association au premier sens cité, que le mot a pris en plus le sens courant qu'il a aujourd'hui, à savoir un vêtement de dessus que portent la femme et l'homme, pour ce dernier en particulier comme signe d'appartenance à un corps, un état ou une profession. 

Il va de soi que, lexicalement parlant, c'est bien cette étymologie signifiant « butin, dépouille de guerre » qui est universellement reconnue. Sauf qu'au lieu d'attribuer le radical à la langue arabe dont il est indéniablement issu, l'on veut que rauba, « butin », vienne plutôt du germanique occidental, comme le mentionne le TLFi [8].

Il faut bien souligner que les philologues et lexicographes occidentaux nous ont habitués à ces "erreurs de tirs" qui, lorsqu'ils ne procèdent pas de ce que j'appelle à bon droit "mythémologie", laquelle vise à occidentaliser autant que peut se faire des racines arabes, témoignent du moins d'une méconnaissance flagrante non seulement de la langue arabe, mais aussi de ce qui a été écrit autour de celle-ci dans les langues occidentales. Méconnaissance souvent entretenue -si je puis dire, à seule fin de "légitimer" cette autarcie qui empêche la philologie de puiser sa matière ailleurs que dans les sources indo-européennes. Hanche, schlague, baud [9], bismuth [10], bourgeon [11], burg [12], graben [13], et j'en oublie, sont quelques uns des mots indéniablement arabes, mais que les dictionnaires occidentaux attribuent indument aux anciennes langues germaniques. Et ce rauba qui a donné robe n'en est pas moins arabe (roubôn en est la forme nunnée), n'en déplaise à la mythémologie et l'autarcie philologique.

Pourquoi, me dirait-on, parler de mythémologie, au lieu d'accorder le bénéfice du doute à ces philologues, pour parler plutôt d'une ignorance, défaut moins accablant et probablement plus juste?

Je dirais que je me serais bien passé de cette accusation si la racine arabe ne figurait pas dans les publications occidentales depuis le début du 16e siècle. Il y a,
plus précisément , cinq siècles et presque un quart en-sus que le mot arabe رُبَاعٌ "robaâ" circule en Occident au sens de "butin". Et j'aurais donc toutes les raisons de ne pas croire qu'un philologue digne de ce nom n'ait pu soupçonner la flagrante parenté avec le rauba du provençal, ou les formes germanisées roubôn et rauben, ou encore les dérivés anglais to rob et français dérober, entre autres [14].

La première référence occidentale à avoir donné le mot arabe est le dictionnaire bilingue arabe-espagnol de Pedro de Alcala, paru en 1505 [15]. La définition, succinte, laisse à désirer, mais Dozy, dans son Supplément aux dictionnaires arabes, lui restitue son véritable sens:  "s'approprier la quatrième partie des possessions d'un peuple qu'on a vaincu"[16]. La translittération que De Alcala fait du mot arabe, comme on peut le constater, reproduit, à travers trois variantes, la charpente consonantique du provençal rauba, quoiqu'elle semble plus fidèle à la prononciation arabe du mot رُبَاعٌ "robaâ"


Pedro de Alcala  (1505) in Pauli de Lagarde

En 1653, Jacob Golius publie son Lexicon Arabico-Latinum, et on y trouve la racine verbale du mot figurant dans De Alcala: رَبَعَ rabaâ, laquelle signifie "imposer les dépouilles de victoires, s'adjuger le quart du butin (en parlant d'une armée ou d'un chef)"[17].


Jacob Golius (1653)

Entre 1830 et 1837, Georg Wilhelm Freytag publie à son tour son Lexicon arabico-latinum, en 4 volumes, et l'on y retrouve le mot avec la même définition figurant dans Golius [18].

 

Freytag (1830-1837)

Une trentaine d'années plus tard, plus exactement en 1837, le mot réapparaît sous sa racine verbale et l'un de ses déverbaux dans le volumineux dictionnaire bilingue arabe-anglais d'Edward William Lane. Et l'auteur enrichit la définition par des éléments historiques, précisant que cette pratique de rançonnage guerrier chez les Arabes existe depuis la période préislamique, et le Coran (à travers la sourate 8 "Al anfal (le tribut)", ainsi que le Prophète à travers l'un de ses hadiths, ont entériné cette pratique dans la guerre sainte, tout en réduisant le butin à un cinquième de la propriété du vaincu au lieu du quart précédemment en vigueur [19]

 

Edward William Lane (1837)

En 1860, sort en deux volumes le dictionnaire arabe-français de Kazimirski. Et il y a lieu de dire qu'en ce qui concerne le mot qui nous intéresse, l'illustration qu'en donne ce dictionnaire est aussi riche que celle de Lane, puisqu'elle donne, outre la définition de la racine verbale, celles de 3 dérivés qui sont:

-رُبْعٌ robô: "Le quart du butin appartenant de droit au prince, au chef de l'armée (avant l'islam).

-رَابِعٌ rabiî:" qui prélève le quart du butin; chef, prince (avant l'islam) à qui le quart du butin appartenait de droit."

- مِرْبَاعٌ mirbaâ: "Quart et 4; spécialement, le quart du butin appartenant de droit au chef."[20]. 

Kazimirski: p. 807-811 (1860)

 

En 1881, Dozy donne encore le mot dans son Supplément aux dictionnaires arabes, et chose curieuse, sans soupçonner le lien avec le mot français. Pourtant, au double plan de la forme et du sens, l'analogie ne parait pas mince. Soulignons que, tout en mentionnant la définition donnée par Pedro de Alcala, Dozy cite le Rawdh al-Qirtas, texte arabe écrit à la cour de Fès en 1326, dont l'auteur évoque "Jerez de la Frontera [ville espagnole] qui, contre sa soumission à l'ennemi [le conquérant arabe], fut épargnée de la رُبَاعَةٌ roubaâ, alors que toute l'Andalousie a été مُرَبَّعَة mourabaâ (y a été soumise)"[21].

 

Dozy, 1881

Outre ces références, on peut encore trouver le mot, quoique réduit à sa racine verbale, dans les deux dictionnaires bilingues de Philippe Cuche (1860) [23] et d'Auguste Cherbonneau (1876) [22]. 

Récapitulons: les sources que nous venons de citer nous donnent le verbe رَبَعَ  rabaâ (prendre le quart du butin), ainsi que les dérivés  رُبَاعَةٌ  roubaâ (dépouilles de victoire allant à l'armée victorieuse),  رُبْعٌ robô (quart du butin appartenant de droit au prince, au chef de l'armée (avant l'islam), مِرْبَاعٌ mirbaâ (quart du butin revenat au chef de l'armée), et مُرَبَّعَة morabbaâ (ville ou contrée à quoi on impose les dépouilles de victoire). Il nous reste à souligner que tous ces mots sont apparentés à رُبْعٌ robô (quart), la racine qui a donné arobe (avec ses variantes arrobe, arroba) et arobase (avec ses variantes arobas, arobace, arrobas, arrobase).

Pour conclure, il convient de rappeler que Wace, l'auteur du Roman de Brut qui a véhiculé l'entrée de robe en français, est normand. Né vers 1100 et mort entre 1174 et 1183, il a vécu au fort de l'interaction culturelle en Sicile entre Arabes et Normands. Par conséquent, il est fort probable que la Sicile ait été la voie de transfert par quoi rauba est passé de l'arabe en français au sens initial qui est le sien. C'est d'autant plus pertinent que les seules langues à partager avec le français ce mot, à savoir le corse robba, le provençal rauba, le catalan roba, l'espagnol ropa, le portugais roupa et l'italien roba [24], se trouvent toutes au sud de la France et dans la zone méridionale de l'Europe.

 

Ahmed Amri

30. 03. 2021 


Notes:

1- Le Roman de Brut, Tome I, Rouen, 1836, Vers 1043-1047, p. 50.

2- شمس العلوم : رَبَعَ يَرْبَعُ

3- Ibn Sidah, Al-Moukassas, http://www.alwaraq.net, p. 1473.

4- Firuzabadi, al-Mouhit, p. 772, sur http://www.alwaraq.net 

5- Reinhart Dozy, Supplément aux dictionnaires arabes (éd° arabe), sur http://www.alwaraq.net, p. 508.

6- www.almaany.com, article ربع et dérivés

7- L'argument qui doit être pris en considération ici est d'abord l'ancienneté du mot en arabe, comme l'atteste son usage dans la période antéislmaique. En plus, ni l'ancien haut-allemand roubôn, ni l'allemand moderne rauben ne peuvent fournir leur étymologie, ce qui n'est pas le cas de l'arabe. D'autres raisons seront données en conclusion de l'article.

8- TLFi, robe, étymologie.

9- C'est l'arabe فَالِتٌ falit qui désigne tout jeune hardi et plein d'ardeur, du verbe فلَتَ falata (s'échapper, se délivrer), francisé en 1100 parmi des centaines (je dis bien des centaines) de mots arabes émaillant l'un des principaux textes fondateurs des langue et littérature françaises, à savoir la Chanson de Roland. Quant à sa présumée origine allemande, le premier à l'avoir désavouée est l'orientaliste allemand Abraham Hinckelmann, et ce dès 1694, qui en reconnait l'origine arabe et donne sa racine translittérée sous l'orthographe phalata, tout en soulignant que c'est le "radical de notre bald". Voir Al-Coranus sive Lex Islamitica Muhammedis, Filii Abdallae, Pseudoprophetae, ad optimorum Codd. Fidem edita ex museo Abr. Hincckelm. D. (árabe e latim) Schultz-Schiller, Hamburg 1694, n.p.

10- D'après Littré, l'étymologie de ce mot (attesté pour la première fois en 1562 sous l'orthographe bismuat) est inconnue. Le TLFi le fait dériver de l’ancien haut-allemand wismuth, comme si c'était à tel idiome que le français et les autres langues occidentales devaient l'impressionnant leg de la chimie médiévale. Et pourtant, comme le laissent entendre Marcel Devic et Henri Lammens, c'est dans l'arabeإثمد ithmid (antimoine) qu'il serait plus judicieux de chercher l'origine de ce mot.

11-  On lit dans Littré : « Ménage le tire de bourre, à cause de l'état bourru des bourgeons. Diez le fait venir de l'allemand : goth. burjân, s'élever. On l'a aussi rattaché, par transposition de l'r, au français brout ; provençal, brot, broto ; ce à quoi s'accorderait le picard bordon. Mais l'étymologie reste incertaine. » Le TLFi en fait un dérivé du verbe bouter « pousser » + suffixe –on.  Bourgeon me semble dérivé de l’ar. بُرْعُم bourôm (de sens identique).  Et de ce même étymon viendrait probablement l’ancien français burrion, qui signifie « houblon ». Il n’est pas exclu du reste que bourgeon ne soit que la forme évoluée de burrion.

12- L’allemand burg « château-fort » vient de l’ar. برج borj, var. égyptienne برچ  borg (tour, château-fort, forteresse) . Il faut rappeler que la parenté des mots arabe et allemand n’a pas échappé à de nombreux auteurs comme Jean Joseph Marcel , Adalbert de Beaumont , Antoine Paulin Pihan , René-Jules Frish et Henri David , Olivier de La Bourdonnaye , et j’en oublie assurément. Ci-dessous, dans l'ordre de leur citation, les références de ces auteurs:

- Egypte depuis la conquête des Arabes jusqu'à la domination française, Paris, 1848, p. 176.
- Recherches sur l'origine du blason, Paris, 1853, p. 84.
- Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc, Paris, 1847, pp. 63/64.
- Guide pratique en pays arabe, Berger-Levrault (Paris), 1892, p. 53
- Dans le Bled, Paris, 1905, p. 39

13- L’allemand graben (fossé d’effondrement), de l'avis de l'orientaliste allemend Abraham Hinckelmann, est tiré  de l’arabe خَرِبَ khariba (tomber en ruines) et son déverbal خراب kharab/ kharabon (ruine, démolition), racine qui a donné -via son dérivé خربة khirba- le français cabaret. Voir Al-Coranus sive Lex Islamitica Muhammedis, Filii Abdallae, Pseudoprophetae, ad optimorum Codd. Fidem edita ex museo Abr. Hincckelm. D. (árabe e latim) Schultz-Schiller, Hamburg 1694, n.p. (Dans cette référence, le mot est translittéré sous l'orthographe chariba).

14- L'ensemble des dérivés français avoisine la quarantaine. La liste complète figure sur le Wiktionnaire, article "robe".

15- Pauli de Lagarde, De lingua arabica libri duo, Gottingae, 1883, p. 129.

16- Supplément aux dictionnaires arabes, V. 1, Leyde, 1881, p. 503.

17- Ed° Leyde, 1653, p. 933.

18- Tome 1, Ed° Hallis Saxonum, p. 112.

19- An Arabic-English Lexicon, Tome 3, Londres, 1867, p. 112.

20- Dictionnaire arabe-francais contenant toules les racines de la langue arabe, Paris, 1846, pp. 807-811

21- Dozy, opt. cit.

22- Philippe Cuche, Dictionnaire arabe-français, Paris, 1860, p. 190.

23-  Auguste Cherbonneau, Dictionnaire arabe-français: (langue écrite), Tome 1, Paris, p. 319.

24- Ce roba italien n'ayant pas le même sens, je me demande s'il ne vient pas d'un autre dérivé arabe de la même racine, رَبْعٌ rab'[on], qui signifie tantôt demeure, maison, enceinte de maison, tantôt lieu de séjour printanier, et par extension lieu de séjour. Lisons à ce propos Paul de Musset, frère aîné d'Alfred de Musset, qui énumère pour nous presque tous les sens du roba italien: "L'homme de bonne humeur en Italie trouve tout le monde en train de badiner. On me pria d'envoyer tout de suite ma roba au bureau. Roba est un des trois ou quatre mots avec lesquels on peut faire le tour de l'Italie. Dans le cas présent il voulait dire bagages; mais on s'en sert pour tout exprimer. Si votre malle est roba, le linge qu'elle renferme est aussi roba, et l'habit que vous portez ne l'est pas moins. Une maison délabrée s'appelle une mauvaise roba; un chemin escarpé, au dire de votre guide, est roba de montagne, un poisson roba de mer, l'Italie roba de l'Europe." (Course en voiturin (Italie et Sicile.), Paris, 1845, p. 75). Mais l'on peut admettre aussi l'explication que donne Littré, à savoir "le sens propre est dépouille, particularisé [ici] au sens d'objets de valeur".

 

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